Notre fédération œuvre dans les différentes disciplines sportives et rencontre les mêmes difficultés de développement que chaque fédération polynésienne dans sa propre discipline.
Cela est le point de départ de l’observation.
Mais, un second facteur de difficulté vient se rajouter, celui de la dissociation des handicaps de nos pratiquants sportifs. Il est ici important de rappeler ce que sont le sport adapté et le handisport.
En effet, outre la complexité de l’encadrement de ces activités, il a été pratiqué depuis la création de cette fédération une uniformisation de la pratique avec, lors de rencontres ou de manifestations, une complaisance à vouloir faire participer en priorité l’ensemble des adhérents afin de créer une forme d’engouement, de dynamique, d’entrain, tant sur le proprioceptif relatif aux licenciés, qu’auprès des associations de personnes handicapées qui part ce biais ont réussi à dégager un ou des créneaux horaires pour le sport (particularité non observable avant les actions de la fédération en 1999). La notion de handicap (il est important de relever là, qu’une fois encore une différence est à constater entre les handicaps, ceux qui sont déclarés et ceux qui sont sur le point de l’être) le tout réside dans les différents types de handicaps recensés dans notre fédération, à savoir :
• Les handicaps intellectuels (sports daptés) • Les handicaps physiques et intellectuels handicaps associés) • Les handicaps physiques (handisport)
Pour enrailler cette perte de repère entre les différentes appellations, nous avons mis en place des formations d’Initiateur Sports Adaptés et Handisport, qui trouve actuellement un réel succès auprès des encadrants des associations accueillant ce public et des intervenants sportifs s’occupant des écoles de sport. La dispense de ces cours permet certainement une meilleure approche de ce public. Simple et sans forcement être du corps médical, tout le monde arrive à faire une approche systémique des informations de façon à mieux être à même de comprendre ces handicaps complexes et variés.
Dans les observables quantitatifs, nous avons une courbe exponentielle du nombre d’adhérents depuis plus de quatre ans, soit une variation d’un développement à plus de 175% par an par rapport aux autres fédérations sportives de Polynésie. Il est également important de rappeler que face à cet essor nous devons mettre en place les dispositifs adéquats afin de préserver les activités physiques et sportives déjà pérennes sans en perturber leur fonctionnement.
De s’inscrire également dans la logique de coordination des associations affiliées à notre fédération qui ont leur propre mode de gestion de l’emploi du temps ainsi que des activités proposés à leur usager. D’obtenir des prestations de qualités de la part de nos intervenants par les écoles de sport ou sont dispensé les messages de préventions, d’éducations, d’intégrations, de respect de l’individu et de sa dignité.
Nous sommes passé de 20 pratiquants en 1999 à plus de 800 en 2008.
Après une étude faite auprès de ce public nous avons pu inventorier les desiderata de ces personnes en matière d’activités sportives, d’affiner au mieux leurs attentes et de répondre progressivement à leur sollicitation.
Nous tenons donc à un respect profond de ces personnes, de leurs désirs et de la mise en place de ces activités sportives adaptés et handisport.
Pourquoi persévérer ce public face aux difficultés rencontrées ?
Tout d’abord il faut avoir à l’esprit que le Sport Adapté et le Handisport sont fédérateurs de conduites motrices pour les enfants, adolescents et adultes en institutions spécialisées, aux activités locomotrices pour les personnes lourdement handicapées, sans oublier les activités physiques utilitaires et professionnelles pour les travailleurs du secteur protégé.
Dans le cas des personnes déficientes intellectuelles qui présentent des limites dans leurs capacités d’acquisition de connaissance en raison, soit de désordres organiques (génétiques ou acquis), soit de facteurs d’ordre psychosociologiques, ainsi que les personnes atteintes de troubles psychiques, dont l’état est considéré par le corps médical spécialisé comme stabilisé.
Les disciplines comme, la musculation, le basket-ball, le football, la natation, l’équitation, la voile, l’athlétisme, la pirogue, la plongée, le tir à l’arc, se définissent par la pratique « physique et sportive ».
Ils sont des objectifs éminemment sociaux, traitant de l’aspect de rééducation, d’insertion en milieu ordinaire (sportif, scolaire, du travail,..) de réinsertion, de prévention (sur le plan alimentaire, de l’alcool, du paka, du tabac) d’expression et de perception de l’individu.
La bonne condition physique peut se définir comme la capacité qui permet d’accomplir les activités quotidiennes, professionnelles, domestiques et de loisir sans accumuler de fatigue excessive et faire face aux situations d’urgence. Elle doit permettre de garder suffisamment d’énergie de réserve pour profiter pleinement de ces temps de loisir. C’est en définitive, «se sentir bien dans sa peau».
En général et comme constat réel, toutes les personnes licenciées de notre fédération sont en meilleure forme physique et ont une meilleure attention dans les activités du centre qui les accueillent (ex : ateliers de travaux manuels et activités dites de travaux intellectuels).
LE PUBLIC VISE
D’après les résultats que nous obtenons depuis ces dernières années, nous pouvons mesurer l’activité physique et sportive à partir de critères et objectifs quantifiables, tel que :
• La progression des affiliations durant ces dernières années, l’augmentation du nombre croissant de licenciés pratiquants, soit une évolution de 175 % chaque année,
• l’évolution des activités sportives,
• la diversité des sports pratiqués,
• la création de convention entre notre fédération et nos homologues métropolitains et avec les fédérations sportives ordinaires,
• la mise en place de formation d’initiateur sports adaptés et handisport.
La totalité de ces personnes handicapées peuvent aujourd’hui, grâce à la prise en charge du fonctionnement de la fédération par le Ministère de la Solidarité, du soutien financier de l’EPAP, puis les subventions du Ministère des Sports (Ministère de tutelle), nous pouvons faire bénéficier à plus de 800 personnes porteuses d’un handicap toutes ces activités sportives adaptées et handisport, ce durant toute l’année.
Au fil des années d’autres associations de personnes handicapées nous rejoignent pour s’affilier à notre fédération, dernière en date celle de Raiatea.
Preuve d’une confiance et d’une croissance d’actions menées sur le terrain et de résultats attendus au bénéfice de ce public particulier.
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